Forum francophone dédié au groupe Status Quo
 
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 1979 remasterisé

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Eric

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Date d'inscription : 22/08/2007
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MessageSujet: 1979 remasterisé   Dim 5 Mar - 11:41

‘If you can’t stand the heat’ passe tout le mois de janvier dans les Charts, attaquant sa dernière semaine de classement le 29, à la 71ième place.
En concert, Status Quo se décide d’incorporer ‘Gonna teach you to love me’ et ‘Oh what a night’ pour ce qui sera, peut-être, sa plus belle set-list jamais jouée !  Après avoir passé quinze jours à répéter, d’abord à l’île de Jersey puis au studio Shepperton de Londres (du 6 au 13 janvier), Status Quo entame son “If you can’t stand the heat” tour par une tournée allemande de 22 dates émaillée d’incidents et d’anecdotes. Le 20 janvier, le groupe joue à Dusseldörf au Philipshalle. La veille, Queen a joué devant une salle à moitié vide alors que le Quo fait salle comble, démontrant, ainsi toute la popularité du groupe, en Allemagne. Le 1er février à Sindelfingen,  Francis bondissait et sautait partout sur la scène. Il a glissé, s’est retrouvé K.O et a promptement été amené sur une civière dans les loges. Son dos, dans la chute, a heurté violemment, les retours. Il se retrouve là, à terre, parmi le premier rang, inconscient. Aussitôt, deux médecins accourent pour le secourir. Il gît, là, sans mouvement ! La stupeur envahit les fans dont certains ne peuvent retenir leurs larmes. ‘Les spectateurs pensaient que le show était terminé surtout lorsque nous nous sommes tous précipités dans les loges avec Francis dans les vapes en train de respirer de fortes doses de produits régénérants’ explique Parfitt. Pendant ce temps, tout le monde, évidemment, est resté dans la salle. Le silence est pesant, on s’interroge sur la nature et la gravité des blessures. Un quart d’heure plus tard, le groupe, avec Francis, réapparaît pour finir le concert. Le guitariste de Status Quo ne peut pas, cependant, masquer sa douleur. Les fans remercieront Rossi d’avoir voulu terminer la représentation et lui de rajouter : ‘Je dois remercier les fans. Vous êtes vraiment fantastiques. Peut-être, qu’ailleurs les gens auraient sifflé, mais pas ici. Le 4, à Essen, alors que le groupe interprète ‘Don’t waste my time’, il prend le manche de la guitare de Parfitt dans le nez. Après avoir arrêté l’hémorragie nasale, c’est pourtant avec une chemise maculée de sang qu’il reprend le concert après quelques minutes d’interruption. Conseillé d’aller se faire recoudre à l‘hôpital, Francis refusera pour ne pas annuler le concert. Encore une fois, si besoin en était, le groupe prouve son attachement vis à vis de ses fans. Dans le même temps, le groupe est victime d’un accident de la route, sur les routes glissantes d’Allemagne. Depuis cet accident, Rick voyagera toujours dans le devant du bus au côté du chauffeur. Pour couronner le tout, quatre roadies sont blessés à cause de bagarres, accident de la route ou encore lors des phases de montage et ou démontage du matériel. Cette tournée chaotique amène le single, ‘Accident prone’ à la 19ième place des Charts allemands, le 15 février. La neige est présente, abondante mais, Quo, contrairement à d’autres artistes met un point d’honneur à honorer tous les concerts programmés. Toutes ces péripéties n’empêchent pas nos quatre Londoniens d’enchainer, le 11 février, par une tournée française de six dates (Lyon, Montpellier, Clermont-Ferrand, Brest, Rennes et Paris). La journée du 10 février est laborieuse pour les conducteurs de la caravane ‘Quo’. Il y a 750 kms à faire pour rejoindre Munich à Lyon. A l’inverse des années précédentes, l’Allemagne est visité avant la France. Le Quo donne encore deux concerts en Hollande avant de rentrer en Angleterre, satisfait de ce tour effectué à guichets fermés et ce malgré des conditions climatiques épouvantables. La tournée arrive à se dérouler sans trop de problèmes grâce au travail phénoménal fourni par les roadies. Les fans anglais, ayant le sentiment d’avoir été abandonné l’année précédente, sont heureux d’apprendre  la programmation d’une tournée de deux mois (en mai et juin) à travers leur pays. Dans le même temps, Coghlan confie ‘Il est possible que nous puissions passer de moins en moins de temps sur la route et de plus en plus en studio comme le font les très grands groupes. Mais ce n’est pas notre manière de travailler et personnellement je ne vois pas ça pour tout de suite. Certainement pas avant 1982’.  Prémonition ? En tous les cas, John déteste le temps passé en studio. Francis explique cet état d’âme de la façon suivante : ‘En studio, la position de batteur est assez spéciale car nous, les autres, devons étudier ce que nous allons jouer et c’est assez emmerdant, pour lui, d’attendre pendant que nous travaillons. Nous sommes souvent assis en cercle serré et lui attend à l’écart et ça peut lui paraître une éternité’. Au mois de mars, Pye édite un 45 tours jumelant ‘Pictures of matchstick men’ et ‘Down the dustpipe’. Pendant ce temps, Status Quo et son management mettent sur pied une tournée britannique pour le mois de mars. Ils pensent aller jouer dans des villes qui ne possèdent pas de salles adaptées pouvant accueillir les concerts et jouer sous un chapiteau, utilisé en France et loué 15.000 Livres pour dix jours, qui les suivra partout et dont ils pensent loger 6.000 personnes. ‘Il est quelquefois difficile de donner des représentations dans certaines parties de l’Angleterre. Pour faire jouer Status Quo et permettre à une grande majorité des fans de les voir, il n’y a que peu d’endroits comme le Bingley ou Wembley ou encore de grandes salles mais situées uniquement dans les très grandes villes. Il y a de grandes provinces en Angleterre où il est pratiquement impossible de se produire comme l’Est ou le Sud-Ouest. Notre idée était d’amener la tente, de l’ériger sur un terrain de football, par exemple, de faire le concert et ainsi de suite afin d’éviter aux fans de faire de longs trajets’ confie Johnson. La première ville à être choisie est Cardiff. Une commission de sécurité dépêchée sur place doit donner son accord pour la tournée et surtout déterminer le nombre de spectateurs. Malheureusement cette commission détermine un nombre maximum de 2.000 personnes à pouvoir s’y loger. Johnson et Young font alors les comptes. Rapidement, ils se rendent compte que ce projet avec trois fois moins de monde que prévu n’est plus rentable. (La location de la tente étant de 30.000 $ pour 10 jours, le seuil de rentabilité étant de 4.000 personnes par concert).Le groupe et son management doivent renoncer la mort dans l’âme. ‘Ce fut contrariant. Ce que je peux dire c’est que nous avons essayé de faire quelque chose de différent, quelque chose de conçu pour aider tout le monde et nous avons du arrêter’ ajoute Jonhson. Alors, Status Quo a dorénavant tout son temps pour travailler sur l’élaboration du futur album dont seul la partie musicale a été mise en boîte, fin 1978. Ils enregistrent les voix et réalisent le mixage au Marquee studio. Reste à trouver le titre qui, dans un premier temps fut “ At it happens ”, puis “ If what ” ou encore “ Indecent exposure ”. Le titre ‘As it happens’, qui était le choix original du groupe, est annulé car, peu de temps avant, Dr Feelgood avait sorti un album ‘live’ portant le même nom. Il y a déjà deux ans qu’un  deal aussi curieux qu inadapté, concernant les enregistrements, naquit entre les membres du groupe. Chacun (excepté Coghlan) doit avoir 2,2 morceaux par album. Ce contrat a bien évidemment un seul et unique but, c’est pour ‘lisser’ les droits d’auteur surtout amassés par Parfitt et Rossi pendant les années précédentes, avec la parution de leurs titres en singles. ‘Pendant quelques années, après les concerts, Francis rejoignait sa chambre d’hôtel aussitôt après les concerts, prenait sa guitare et composait. Lorsqu’arrivait le moment du paiement des royalties, il se taillait la part du lion. Ceci a, bien évidemment, engendré rapidement quelques jalousies’ confie Johnson. Petit à petit, le groupe semble se scinder en deux, Parfitt/Rossi, d’un côté et Lancaster/Coghlan, de l’autre. Le bel équilibre semble avoir disparu. En tournée, les engueulades et les accrocs prennent le pas sur les pitreries d’antan. Mais, le groupe est professionnel et devant les caméras et le public, rien n’y paraît mais quelquefois dans les loges, les chaises volent, les verres et les bouteilles aussi. Les musiciens s’accusent mutuellement de s’être planté sur tel ou tel morceau. Ce qui, avant, était pris pour une boutade est maintenant pris pour une attaque personnelle. L’humour disparaît petit à petit. Pourtant, il y a encore de bons moments, en tournée mais ils se font de plus en plus rare. Finalement, le nommé “Whatever you want” est achevé lorsque le groupe entame le 9 mai une énorme tournée anglaise, financée par Quarry Management, qui commence par trois soirées à l’Aréna de Wembley et se termine le 28 juin par quatre soirées à l’Odéon d’Hammersmith. Le concert du 27 est enregistré par le groupe lui-même pour éventuellement en faire un nouvel album live. Malheureusement, il ne verra jamais le jour. Lors d’une de ces soirées, si besoin en était, Quo montre, à nouveau à ses fans, toute l’estime qu’il porte à chacun de ses roadies, lorsque John Coghlan s’avance sur le devant de la scène pour informer le public que Georges Williams, préposé au merchandising, vient juste de devenir grand-père ! Ovation dans la salle ! Quelques jours auparavant, le 10 mai, pendant le soundcheck, à l’Aréna de Wembley, la B.B.C arrange une rencontre entre le groupe et Lee Powis, un fan. Ils sont filmés ensemble sur scène pendant ‘Don’t waste my time’. Le 12 mai, Status Quo joue, pour la première fois de son histoire, au N.E.C de Birmingham. Alan Lancaster, Rick Parfitt et Andy Bown arrivent d’hélicoptère après avoir assistés à la finale de FA Cup. C’est la plus grande salle de concert en Angleterre avec ses 11.000 places. On peut être étonné que le Quo n’y joue que seulement trois ans après son ouverture. L’inauguration eut lieu, en 1976 en présence de la Reine d’Angleterre. Pendant cette tournée, le management se voit confronté à un nouveau problème. Status Quo génère beaucoup d’argent. Cela met la puce à l’oreille à certaines personnes mal intentionnées qui se mettent à fabriquer du merchandising piraté qu’ils vendent aux abords des salles de concert. Le management s’empresse de dire que le seul merchandising officiel est vendu à l’intérieur des salles. A l’Odéon d’Hammersmith, le groupe a la surprise de voir apparaître dans sa loge, son ex-clavier en la personne de Jess Jaworski. Rick et Andy, qui n’ont jamais joué avec lui, sont très heureux de faire sa connaissance. Jaworski est stupéfait de ce que sont devenus ses premiers camarades de joutes musicales. Lui, a choisi, après des études réussies, un tout autre monde, l’informatique, qui en est alors à ses balbutiements. Cependant, il déclare qu’il n’aurait peut-être jamais dû quitter le groupe pour aller au collège. Dans le même laps de temps, Status Quo reçoit la visite d’une véritable star, Joan Collins, lors d’un des quatre concerts londoniens. Le 29 mai, le jour des 30 ans de Rossi, Status Quo joue à l’Apollo de Glasgow et l’assistance marque le coup en entonnant un superbe ‘Happy birthday’ pendant l’intro de ‘Down down’. Ce tour amène un succès époustouflant pour le groupe qui est véritablement adulé. Des dates sont rajoutées à la hâte afin de répondre à une demande dépassant de très loin toutes les prévisions. Vingt sept dates étaient, originellement prévues, six furent finalement rajoutées portant le nombre de concerts à trente-trois. Les 250.000 fans présents lors de cette tournée peuvent admirer le nouveau jeu de lumières dans lequel le groupe a investit plus de 70.000 Livres. Lors de cette tournée, pratiquement toutes les dates ont été doublées, triplées voire quadruplées. Ainsi, le groupe occupe le City Hall de Newcastle, du 15 au 17 mai, pour trois représentations. L’Odéon Théatre d’Edinbourg est, quant à lui, visité pendant quatre soirées consécutives suivi par trois soirées à Appolo de Glasgow. L’appolo de Manchester est lui passé quatre fois à la moulinette. Les 20 et 21 juin, Status Quo joue au Gaumont de Southampton, à guichets fermés, malgré une fausse information délivrée par une radio locale par laquelle Rossi se serait cassée la jambe engendrant l’annulation de ces deux dates. Enfin, le 1er juillet, Status Quo achève son périple par un superbe concert au festival de Dublin devant 20.000 personnes au Dolymont Stadium. A nouveau, le groupe montre toute sa générosité lorsqu’il conscent à partager sa sono avec les autres groupes notamment Judas Priest. Seulement, lorsque ces derniers avertiront Quo que leur show comporte quelques acrobaties avec deux motos, la formation de Rossi montrera quelques réticences à cause des risques de dommages. Prêter son matériel est une chose, l’exposer à des risques en est une autre. Après quelques négociations, les motos seront retirées du programme. Ce sera le dernier concert de l’année. Personne ne le sait encore mais le groupe ne remontra sur les planches que vingt mois plus tard. La tournée qui s’achève a montré quelques signes de lassitude que les membres avaient toujours, jusque là, surmontés. Les soixante quatre dates de la tournée européenne ont été éprouvantes (météo, incidents, etc …) et chacun doit se ressourcer. Peu de temps après, Rick Parfitt est interviewé par la B.B.C et déclare ‘La musique que nous jouons est la seule que nous ressentons, c’est pourquoi nous l’interprétons avec force et persuasion. Si nous changions de style de musique, je ne pense pas que ça fonctionnerait. Dans le groupe, chacun à ses préférences musicales. Par exemple, j’aime les Platters et Alan, Bob Dylan mais de là à interpréter ce genre de musique, je ne pense pas !’. Il ajoute ensuite : ‘C’est vraiment bon de savoir que tu as accompli quelque chose qui donne tant de plaisir aux gens et tant que le groupe pourra procurer ça, nous le ferons. C’est un vrai sentiment de fierté de savoir que tu as accompli quelque chose que les gens se plaisent à raconter.’ Pendant ce temps, la première biographie sur Status Quo, ‘The authorised biography of Status Quo’, écrite par John Shearlaw, paraît. Elle comporte 152 pages et rencontre un bon succès. Pendant, l’été, les tractations vont bon train dans la renégociation du contrat qui lie Status Quo et Phonogram. Colin Johnson négocie, pour cinq nouveaux albums, un contrat pharaonique pour son groupe.  Jamais les chiffres n’ont eu autant de zéros à la suite mais Quo sait se vendre d’autant plus que plusieurs mammouths de l’édition musicale anglaise sont prêts à tous les sacrifices financiers pour obtenir la signature d’un des plus gros vendeurs de la scène britannique. Il est loin le temps où quatre petits banlieusards londoniens se faisaient arnaquer par les requins de Pye.
Entre-temps, Pye sort son énième compilation intitulée “ Just for the record ”. Composée de morceaux enregistrés en 1970 et 1971, elle passe totalement inaperçue. Pourtant, l’ex maison de disques de Status Quo croyait en cet album et la promotion fut même appuyée par la sortie d’un 45 tour flexible avec ‘In my chair’ en face A et ‘Gerdundula’ en face B. Sur les 50.000 exemplaires édités, 25.000 furent distribués gratuitement aux fans à l’entrée des concerts de la tournée anglaise accompagnés d’une revue publiée par Record Mirror.
John, Alan, Francis, Rick et Andy consacrent, les mois suivants, à prendre des vacances bien méritées en famille. Le plaisir semble disparaître et il n’est pas envisagé de concerts pour la seconde moitié de l’année. Coghlan met à profit cette période d’inactivité pour se consacrer à sa passion première, les véhicules militaires et reforme, le temps de quelques concerts, Diesel Band. Néanmoins, Status Quo va encore faire parler de lui en cette année 1979. Les fans attendent avec impatience les nouvelles sorties discographiques du groupe. Pourtant, suite à un différent entre le groupe et Vertigo, le disque tarde à sortir. A l’origine, l’album était prévu sortir pendant la tournée du mois de mai. Mais, Vertigo, après avoir écouté les bandes se décident à changer certains morceaux notamment “ Bad Company ”, une composition de Lancaster qui rend ce dernier furieux. Finalement, le 14 septembre voit la parution du nouveau single intitulé “Whatever you want”. Ecrit par Rick Parfitt et Andy Bown, en un après-midi dans la maison de Parfitt, avec un extraordinaire riff d’ouverture, il devient rapidement un hit mondial et entre dans les Charts anglais, le 22 septembre, à la 35 place. La semaine suivante, il gagne 23 places pour finalement culminer à la 4ième place, le 6 octobre. ‘Andrew avait en tête la phrase ‘Whatever you want’. Il m’a appelé avec cette idée qui, tout de suite, sonnait bien. Alors, il est venu chez moi. A cette époque, les autres membres du groupe nous surnommaient ‘The Liquid Sisters’ quand nous écrivions ensemble. Nous prenions alors une bouteille de whisky, une bouteille de vin et nous nous enfermions dans mon studio. Je ne me souviens pas de tous les détails concernant l’élaboration de ce titre car, Andy et moi étions plus que bourrés. Ce que je peux dire, c’est que le matin, nous n’avions rien et que le soir, le morceau était là, présent. Même quand nous étions sobres, ça sonnait merveilleusement bien. Le drop D-tuning est maintenant assez commun mais c’était la première fois que je l’utilisais. Ca a donné ce succulent son que nous avons utilisé pour l’intro, puis additionné le riff qui mène à la chanson. La combinaison de ces trois éléments a fait de ce titre un classique. ‘Whatever you want’ a servi à faire de la publicité pour les banques, les supermarchés ou les stations services. J’aurais aimé qu’elle soit reconnue plus comme une chanson de rock’. Souligne Rick. Finalement, l’alcool fera son effet et le titre sera composé en moins de trois heures. La face B, ‘Hard ride’ est signée, elle, Lancaster-Green. Le premier nommé a quelques difficultés pour accepter que la maison de disques choisit encore un titre écrit par Rick pour être édité en single d’autant plus que deux des chansons qu’il a écrites sont éjectées de l’album. Maigre consolation pour le bassiste, une des deux est retenue pour figurer sur la face B du simple. Le 11, ce phénoménal single débute ses huit semaines de présence au top 20 allemand à la 20ième place où il culminera au numéro 12, le 15 novembre. Le lendemain, le 12 octobre, le jour du 31ième anniversaire de Parfitt, Vertigo sort l’album identiquement nommé. Bien que produit par Pip Williams, le son brut et accrocheur est de retour et les guitares sont remises en avant. Les fans de la première heure sont soulagés. Les ventes sont, de ce fait, excellentes. Ce 33 tours passe quatorze semaines dans les charts anglais et culmine à la troisième place, le 20 octobre. Pourtant, le groupe se décide de se séparer pour quelques temps de leur producteur. Rossi explique ce changement de la façon suivante : “ Pip Williams commençait à prendre le contrôle de trop de choses et ce n’était pas bon pour nous ”.  “ Nous recevions beaucoup de lettres de nos fans nous disant que depuis que nous faisions nos albums avec Pip, le son était trop lisse. Je ne sais pas si c’était vraiment la faute de Pip mais la technologie s’améliorait et nous avions besoin d’un son meilleur. Mais nos fans se sont plaints voilà pourquoi nous avons abandonné Pip ” ajoute Parfitt. Pendant ce temps, le guitariste rythmique est à nouveau en proie à de nouveaux problèmes avec la justice anglaise lorsqu’il est arrêté pour conduite en état d’ivresse se voyant retirer son permis.
C’est au cours de ce mois de septembre qu’Alan Lancaster s’installe définitivement et officiellement en Australie. “ Il est parti très rapidement. Cela nous a rendu la vie très difficile. Je pense sincèrement que c’est ici qu’il faut trouver le début de la rupture ” souligne Parfitt. Lancaster, quant à lui, déclare qu’il était comme la viande dans un sandwich coincée entre les tranches de pain, Rossi et Parfitt. “ Leurs relations étaient très tendues à cette époque et je servais souvent de bouc émissaire ” affirme t-il. ‘Whatever you want’, album et single caracolent dans les Charts, en cet automne 1979. Pourtant, Vertigo aimerait bien une petite tournée promotionnelle mais inflexible, le groupe refuse. Pourtant, Status Quo avait toujours, depuis 1973 et ‘Piledriver’ , habitué sa maison de disques à se défoncer sur scène pour doper, encore plus, les ventes. Premier couac avec Vertigo qui contestait certains titres, Quo se venge en ne tournant pas. Simple ! Et puis, d’ailleurs, l’album devait sortir au mois de mai et le management avait mis sur pied une tournée pour promouvoir l’album. C’est Vertigo, avec ses exigences, qui a retardé la sortie de ‘Whatever you want’, à eux d’assumer la  promotion !
Au mois de novembre, Status Quo participe, à Wembley, à un tournoi de football à cinq, réservé au stars du rock’n’roll,  organisé par The Sun. L’équipe de Status Quo est composée de Rick Parfitt, Colin Johnson, Bobby Charlton, Bob Young, Malcom Kingsnorth et d’un chanteur de pop anglaise, Noel Murphy. Vertigo décide de sortir “Living on an island” en single le 16 novembre alors que ‘Whatever you want’ entame sa dernière des neuf semaines de présence, dans le top singles anglais, à la 54ième place. Complètement à contre courant du style boogie de Status Quo, le nouveau simple, au style très californien avec guitares sèches, crée une énorme surprise. Le groupe espère avec cette sortie avoir un petit succès aux Etats-Unis. C’est une composition signée Parfitt et Young, écrite alors que Rick vivait à Jersey, l’année précédente. ‘On nous a toujours dit que nos singles se ressemblaient et lorsque nous avons sorti ‘Living on an island’, on nous a demandé pourquoi nous avions sorti quelque chose de si différent. C’était assez frustrant’ souligne Francis Rossi. Entré dans les Charts, pour 10 semaines, le 24 novembre, “Living on an island” se classe n°16, en Angleterre et n°38 en Allemagne, en décembre concluant une année superbe pour Status Quo. Cette composition, dont Parfitt a signé une grande partie des paroles, révèle le réel état d’esprit de Rick noyé dans l’ennui sur l’île de Jersey. ‘Facile quand tu es numéro un, tout le monde pense que tu t’amuses, sourire devant le public alors que ton corps te dit qu’il veut mourrir’.  L’année se termine sur un incontestable succès discographique : Les deux ‘Whatever you want’ ont été certifiés. Or pour l’album, argent pour le single ! Malheureusement, en cette fin d’année 1979, il n’y a plus d’hystérie ambiante. Disques d’or, tournées sont plus devenus routines que plaisirs. Status Quo se décline plus en quatre individualités qu’en un groupe uni. ‘Nous étions maintenant éparpillés aux quatre vents, il n’y avait plus personne pour fêter ça ensemble. Pour la première fois depuis longtemps, nous vaquions chacun à nos propres occupations, éloignés les uns des autres, physiquement et émotionnellement, comme nous ne l’avions jamais été’ déplore Rossi. A la fin de l’année, le groupe et son management évoquent la possibilité de donner quelques concerts dans les petites salles qu’ils fréquentaient au début des années 70. ‘Pour la nostalgie et le fun’ assurent-ils. Un autre projet est discuté entre le groupe et son management. Ils envisagent de créer leur propre label de disques mais ce plan ambitieux ne verra le jour que vingt-huit ans plus tard.




 1. 16/01. Kiel, Ostseehalle (Allemagne) 10.000
 2. 17/01. Brême, Stadthalle (Allemagne)
 3. 19/01. Hambourg, Ernst-Merck-Halle (Allemagne)
 4. 20/01. Düsseldorf, Philipshalle (Allemagne)
 5. 21/01. Wolfsbourg, Stadthalle (Allemagne) 4.000
 6. 22/01. Berlin, Deutschlandhalle (Allemagne)
 7. 24/01. Saarbruck, Saarlandhalle (Allemagne)
 8. 25/01. Ulm, Donauhalle (Allemagne) 3.500
 9. 26/01. Nureimberg, Hemmerleinhalle (Allemagne) 3.000
10. 27/01. Ravensburg, Oberschwabenhalle (Allemagne)
11. 28/01. Göppingen, Hohenstaufenhalle (Allemagne) 3.000
12. 29/01. Fribourg, Stadthalle (Allemagne)
13. 31/01. Passau, Nibelungenhalle (Allemagne)
14. 01/02. Sindelfingen, Messehalle (Allemagne) 3.000 Rossi, bondissant, tombe de la scène et est groggy pendant un long moment.
15. 02/02. Ludwigshafen, Eberthalle (Allemagne) 3.000
16. 03/02. Francfort, Festhalle (Allemagne) 4.500
17. 04/02. Essen, Grugahalle (Allemagne) 7.000. Pendant  ‘Don’t waste my time’, Rossi prend la guitare de Parfitt dans le nez, le concert est interrompu pendant quelques minutes.  
18. 05/02. Cologne, Sporthalle (Allemagne) 8.000.
19. 06/02. Münster, Münsterlandhalle (Allemagne)
20. 07/02. Hanovre, Eilenriedhalle (Allemagne)
21. 08/02. Munich, Rudi Sedlmeyer Halle (Allemagne)
22. 09/02. Munich, Rudi Sedlmeyer Halle (Allemagne)
23. 11/02. Lyon, Palais des Sports (France) 4.000
24. 12/02. Montpellier, Palais des sports (France) 4.000
25. 13/02. Clermont Ferrand, Maison des sports (France) Première partie : Salles Gosses
26. 15/02. Brest, Parc de Penfeld (France) Prévu sous un chapiteau, le concert est, finalement, exécuté dans une salle en dur, à cause de la neige.  
27. 16/02. Rennes, salle Omnisport (France) 2.500. 1 H 30 de retard. bootleg
28. 17/02. Paris, Hippodrome de Pantin (France) 6.000. 1 H 30 de retard
29. 18/02. Zwolle, Ijsselhallen (Pays-Bas) 6.000. bootleg
30. 19/02. Amsterdam, Jaap Edenhal (Pays-Bas) 5.500. Filmé
31. 07/05. Guernesey, Beau séjour (Guernesey)
32. 08/05. Jersey, Fort régent (Jersey)
33. 09/05. Londres Wembley Arena (Angleterre) 8.000. Première partie : String Driven Thing
34. 10/05. Londres, Wembley Arena (Angleterre) 8.000 Première partie : String Driven Thing
35. 11/05. Londres, Wembley Arena (Angleterre) 8.000. Première partie : String Driven Thing : Lors du démontage Ian Hill, un roadie du Quo se blesse gravement en tombant du haut de la rampe des projecteurs.      
36. 12/05. Birmingham, NEC (Angleterre) 11.000. Premier concert du groupe dans cette salle.
37. 15/05. Newcastle, City Hall (Angleterre) 2.100
38. 16/05. Newcastle, City Hall (Angleterre) 2.100
39. 17/05. Newcastle, City Hall (Angleterre) 2.100
     18/05. Newcastle, City Hall (Angleterre) annulé
40. 19/05. Bridlington, Spa Hall (Angleterre) 3.000
41. 21/05. Carlisle, Market Hall (Angleterre)
42. 23/05. Edinbourgh, Odeon Theatre (Ecosse)
43. 24/05. Edinbourgh, Odeon Theatre (Ecosse)
44. 25/05. Edinbourgh, Odeon Theatre (Ecosse)
45. 26/05. Edinbourgh, Odeon Theatre (Ecosse)
46. 27/05.Glasgow, Apollo Theatre (Ecosse) 4.000. bootleg
47. 28/05.Glasgow, Apollo Theatre (Ecosse) 4.000
48. 29/05.Glasgow, Apollo Theatre (Ecosse) 4.000. Pour les 30 ans de Rossi, le public entonne ’Happy birthday’ pendant l’intro de ‘Down down’.
     31/05. Liverpool, Empire (Angleterre) annulé au profit de Blackpool, la réservation fut retirée par crainte des autorités locales.
49. 31/05. Blackpool, Opera House (Angleterre)
01/06. Liverpool, Empire (Angleterre) annulé au profit de Blackpool, la réservation fut retirée par crainte des autorités locales.
50. 01/06. Blackpool, Opera House (Angleterre)
51. 05/06. Sheffield, City Hall (Angleterre) 2.000
52. 06/06. Sheffield, City Hall (Angleterre) 2.000
53. 09/06. Manchester, Apollo Theatre (Angleterre) 2.700.
54. 10/06. Manchester, Apollo Theatre (Angleterre) 2.700.
55. 11/06. Manchester, Apollo Theatre (Angleterre) 2.700.
56. 12/06. Manchester, Apollo Theatre (Angleterre) 2.700.
57. 13/06. Cardiff, Sophia Gardens (Pays de Galles)
58. 14/06. Cardiff, Sophia Gardens (Pays de Galles)
59. 15/06. Port Talbot, The Lido (Angleterre)
     16/06. Exeter, stadium (Angleterre) annulé, pas assez rentable
     17/06. Ipswich, stadium (Angleterre) annulé, pas assez rentable
60. 20/06. Southampton, Gaumont Theatre (Angleterre) 2.200.
61. 21/06. Southampton, Gaumont Theatre (Angleterre) 2.200.
62. 25/06. Londres, Hammersmith Odeon (Angleterre) 3.400. Visite de Jess Jaworski.
63. 26/06. Londres, Hammersmith Odeon (Angleterre) 3.400. bootleg
64. 27/06. Londres, Hammersmith Odeon (Angleterre) 3.400. bootleg
65. 28/06. Londres, Hammersmith Odeon (Angleterre) 3.400. Après son traditionnel solo, John Coghlan prend le micro pour annoncer qu’un des roadies est devenu grand-père. Le concert est enregistré pour la sortie éventuelle d’un futur album  ‘live’ officiel.
66. 01/07. Dublin, Dalymount Park (Irlande) 20.000. Quo prête son matériel à la majorité des groupes participants. Dernier concert avec Bob Young en tant que road manager.




Morceaux joués en 1979 : Caroline, Roll over lay down, Backwater, Rockers rollin, Is there a better way, Hold you back, Gonna teach you to love me, Little lady, Like a good girl, Rockin all over the world, Oh! What a night, Dirty water, 4500 times, Big fat mama, Don´t waste my time, Roadhouse blues, Rain, Down down, Bye bye Johnny
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quorreze

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MessageSujet: Re: 1979 remasterisé   Dim 5 Mar - 14:57

Je suis en train de prendre du retard .
Merci Eric ! top3
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Jean-Marie
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MessageSujet: Re: 1979 remasterisé   Lun 6 Mar - 11:27

Quelle saga, mes amis ! Quelle saga !
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figureofeight

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MessageSujet: Re: 1979 remasterisé   Lun 6 Mar - 11:30

Superbe chronique, encore une fois Eric. Passionnant.
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Patrick
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MessageSujet: Re: 1979 remasterisé   Lun 6 Mar - 13:21

Génial!

_________________
Même si l'on sait où l'on va, il est bon quelques fois de se voir rappeler qu'on est dans la bonne direction...
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Eric

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MessageSujet: Re: 1979 remasterisé   Ven 10 Mar - 21:33

Discographie 1979 :

14/09 : Whatever you want (single)
n°4 en Angleterre (disque d'argent)
n°12 en Allemagne
n°4 en Suède
n°22 en Australie
n°11 en Autriche
n°5 en Norvège
n°5 aux Pays-Bas
n°3 en Suisse
n°4 en Belgique
n°13 en Italie
n°18 en Nouvelle-Zélande
n°5 en Irlande
n°2 en Espagne
n°28 en Israël


16/11 : Living on an island
n°16 en Angleterre
n°38 en Allemagne
n°62 en Australie
n°25 aux Pays-Bas
n°12 en Irlande


12/10 : Whatever you want (album)
n°3 en Angleterre (disque d'or)
n°9 en France (disque d'or)
n°9 en Allemagne
n°5 en Suisse (disque d'or)
n°18 en Suède
n°12 en Australie
n°16 en Autriche
n°26 en Norvège
n°7 aux Pays-Bas (disque d'or)
Disque d'or en Italie



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1979 remasterisé
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