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 1969 remasterisé

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Eric

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MessageSujet: 1969 remasterisé   Sam 12 Nov 2016 - 10:49

Au début de l’année, le Billboard, classement singles américain, publie son classement annuel et informe que ‘Pictures of matchstick men’ est la 55ième vente de l’année 1968 aux Etats-Unis. Près de 500.000 exemplaires sont vendus au pays de l’oncle Sam, chiffre bien sûr, complètement inespéré, il y a encore quelques mois. Les cinq jeunes potes se voient déjà envahir les Etats-Unis et y devenir des stars durables. Ce qu’ils ignorent, bien sûr, à ce moment, c’est que ce succès ne sera qu’un feu de paille et que, dorénavant, ils se heurteront à ce difficile marché. Ils ne le savent pas encore mais, malgré une année précédente prometteuse, the Status Quo commence sa traversée du désert. Le groupe semble complètement déboussolé. Chez Pye, on acclame leurs talents de compositeurs mais on leur impose les chansons des autres. La situation de la maison de disques est, pour le moins ambiguë pour les jeunes musiciens. ‘Après le succès de ‘Pictures of matchstick men’, il ne nous a pas été permis de progresser comme nous le voulions. Nous nous sommes heurtés à l’avis de tout le monde. On nous disait ce qu’on devait faire et ce que nous devions jouer. A la fin, nous ne savions plus où nous en étions et vers qui nous tourner. C’était très confus. Quand tu as dix huit ou dix neuf ans, tu ne sais pas comment gérer ça’ explique Rossi. Le 11 janvier, plusieurs titres enregistrés précédemment sont diffusés, à la B.B.C, dans l’émission Pete Murray's People show. Le 12 janvier, à Vienne, Quo fait la première partie des célèbres Small Faces, où est tiré certainement le premier bootleg de l’histoire de Status Quo. La formation mélange titres psychédéliques et reprises de rock’n’roll ce qui donne l’impression d’un concert peu structuré d’un groupe à la recherche de son identité. Il est, néanmoins, facile de voir l’importance de l’orgue de Lynes qui soutient d’un bout à l’autre la prestation scénique. Seul témoignage ‘live’ de l’époque psychédélique, cet enregistrement démontre, néanmoins, la faculté des musiciens à jouer des standards de rock’n’roll. Les cinq enchaînent toujours avec les Small Faces, une tournée allemande. Le fougueux guitariste, Steve Mariott, qui vit là, ses dernières semaines au sein de son groupe, initie les jeunes Quo à l’alcool, notamment au whisky afin de leur donner plus de confiance sur scène. Une demi bouteille de whisky, pour chacun des membres, avant de monter sur scène, c’est le tarif ! La drogue fait, également, parti de l’univers de cette tournée comme le raconte Francis Rossi : ‘C’était la première fois où je fumais vraiment. Steve Mariott nous offrit un joint, déjà roulé. J’étais avec Rick avec qui je partageais la chambre. A l’hôtel, nous avons allumé le joint. Je me souviens m’être couché et entendre de la musique qui venait de sous mon oreiller. Lorsque je me levais pour regarder, ça partait. Lorsque je me recouchais, ça revenait. Je savais que quelque chose allait se passer. Je me suis, alors, levé, habillé et marché, heureux, dans la chambre, pendant deux heures à écouter cette mélodie qui sortait de derrière l’oreiller’. Status Quo rentre à temps en Angleterre pour participer, le 24, au festival du Midnite Rave, en compagnie d’artistes de renom comme Joe Cocker et Dave Edmunds. Sur scène, le groupe joue environ quarante minutes et interprète ses propres titres comme ‘Pictures of matchstick men’, ‘Paradise flat’, ‘Ice in the sun’ mais aussi des reprises telles que ‘Lucy in the sky with diamonds’, ‘You keep me hanging on’, ‘Hush’, ‘Gimme some lovin’ et les vieilles reprises de rock’n’roll telles ‘Jailhouse rock’ ou ‘Lucille’ jouées depuis plusieurs années. Le 25, ‘Technicolor dreams’ est, à nouveau, diffusé dans l’émission allemande, ‘Beat Club’.
Le 31 janvier sort le premier single de l’année, le très pop et très entrainant “Make me stay a little bit longer” co-écrit par Rossi et Parfitt. La face B, ‘Auntie Nellie’ est signée Alan Lancaster. La critique musicale semble aussi prédire un bon avenir pour ces deux titres. Hélas pour eux, c’est un flop total creusant encore un peu plus le fossé existant entre le groupe et sa maison de disques. Hors territoire britannique, il n’est édité qu’en Allemagne. ‘Ils travaillaient pourtant dur en studio semblant prendre la bonne direction. J’attendais toujours avec impatience leurs sessions. Nous nous amusions beaucoup même s’ils enregistraient très sérieusement. Je les admirais de supporter tout ce qu’ils supportaient. Au bout d’un moment, ils ont commencé à me charrier en me donnant le surnom de ‘mumbles’ (marmonnements) parce que, apparemment c’est ce que je faisais. Je n’étais pourtant pas conscient de ça et personne d’autres ne m’en avait fait la remarque. Peut-être aurais-je du prendre ça comme un compliment’ confie Schroeder dont ce dernier échec n’affecte en rien son amour du groupe. Le 20 février, la formation foule, pour la première fois, les planches du célèbre Royal Albert Hall de Londres, en compagnie de The Move et du Spencer Davis Group. Le lendemain, le groupe est présent à l’émission de télévision, ‘Crackerjack’. Au mois de mars, une tournée américaine est envisagée. Quelques problèmes insurmontables avec le promoteur américain et l’inexpérience du management incapable de mener à terme une telle aventure annulent finalement ce qui aurait pû être pour Status Quo, le début d’une belle aventure, ‘Pictures of matchstick men’ et ‘Ice in the sun’ ayant récemment été des succès outre atlantique. L’occasion ne se renouvellera jamais car Quo n’aura jamais la chance d’effectuer des concerts aux Etats-Unis placés sous le signe d’un single à succès. A la place, une tournée anglaise est programmée.
“Are you growing tired of my love”, le second single de l’année est un hit mineur classé n°46 le 7 juin et reste 3 semaines seulement dans les Charts anglais. Il atteint la même place dans les Charts allemands. C’est le premier single interprété par Parfitt, lequel a passé des heures et des heures à écouter les Bee Gees afin d’imiter le timbre de leur voix. ‘Schroeder voulait nous mettre dans cette catégorie de groupe soft mais nous n’étions pas les Bee Gees’ souligne Parfitt. Le producteur de Pye n’hésite d’ailleurs pas à lui prêter certains disques des Bee Gees afin qu’il s’imprègne de ce style de musique. L’intention de Schroeder est claire, il tente, malgré l’avis de ses jeunes poulains, de les implanter dans la catégorie ‘variétés’. ‘Le plus gros problème qu’Alan Florence et moi-même avions était la voix plutôt faible de Francis même s’il essayait, à chaque fois, d’en tirer le maximum. Je le respectais pour ça. Il arrivait que sa voix était pratiquement inaudible lorsque nous ajoutions des ‘backing vocals’. Par contre, j’étais particulièrement impressionné par le chant de Rick. Ca nous a inspiré Tony King et moi de lui écrire un titre spécifiquement pour lui’ explique John Schroeder.
A l’intérieur du groupe et surtout de la maison de disques, on attendait un résultat plus probant et encore une fois, la déception est à la hauteur des espoirs précédents. Cependant, le groupe crée une petite sensation lorsqu’il interprète ce titre en Allemagne, lors de l’émission ‘Beat Club’, en mai. De plus, le titre est fréquemment diffusé à la B.B.C, tandis que le groupe fait même une apparition au Top of the Pops du 22 mai. Peu de temps après, en Angleterre, Status Quo fait la une du magazine pour adolescent, Fabulous 208. A cette époque, le groupe émet quelques articles afin de trouver quelques adversaires, membres du show-biz, capables de les battre au karting. Francis, Rick, Alan et John ont comme projet de faire l’acquisition d’un kart alors que Roy Lynes, passionné de mécanique, trouve une vieille monture abandonnée. Après y avoir ajouté un moteur, elle fera un kart tout à fait acceptable. Devant cette trouvaille, Rossi déclare : ‘Espérons que nous autres pourrons trouver également une monture car nous avons le savoir-faire de Roy qui travaillait dans un garage’. Avant de se frotter à quelques concurrents potentiels, le groupe se contente de s’entraîner sur son circuit privé situé dans la ferme de l’oncle de Lynes, situé près de Redhill. Ses cours de conduite n’empêchent cependant, pas Rick Parfitt de scratcher sa Jaguar, pour la seconde fois. Au mois de juin, Fabulous 208 organise une course de karts entre the Status Quo et The Love Affair, groupe qui eut un hit classé n°1, en janvier 1968, ‘Everlasting Love’. La compétition eut lieu sur le circuit de Tilbury dans l’Essex. Un journaliste du magazine fut dépêché sur place et des photos furent éditées, le mois suivant.
The Status Quo et Rossi et Parfitt, en particulier, devient un peu la coqueluche de cette presse pour les jeunes. Le 5 juillet, toujours dans le magazine, Fabulous 208, on peut apercevoir Francis Rossi faire de la publicité pour des maillots de bain. Vétu très légèrement, on le voit apparaître, à l’intérieur de magazine, avec sa femme Jean, à côté d’une piscine. Le groupe entre alors en studio pour enregistrer son deuxième album et son futur single. Néanmoins, la sortie du deuxième album nommé “Spare Parts” et du troisième single “Price of love”, une reprise des Everly Brothers, conjointement le 26 septembre confirment que la pop psychédélique qu’exécute à l’époque le groupe est bel et bien passé de mode. Les ventes de “Spare Parts” se révèlent même inférieures à celles de “Picturesque matchstickable messages”, sorti l’année précédente. Il faut dire que ‘Spare Parts’ fut enregistré sans la moindre conviction comme l’explique Rossi. ‘La maison de disques nous a demandé de faire un nouvel album alors nous l’avons rapidement enregistré’. De plus, l’album ne peut s’appuyer sur aucun single à succès même si ‘Pictures of matchstick men’ n’a, pourtant, pas réussi à entraîner ‘Picturesque matchtickable messages’ dans son sillon. Le groupe confie alors, que l’enregistrement de ‘The price of love’ était plus à considérer comme une expérience. Difficile à croire car Rossi est évidemment un fan invétéré des deux frères. La version originale s’étant classée n°2 en Angleterre, Francis espérait bien en faire un nouveau hit avec son groupe. Il sera très déçu de son insuccès. ‘The price of love’ est l’ultime tentative de la maison de disques pour donner du succès au groupe. Les filières étrangères de Pye ont une telle confiance en ce titre qu’il ne sera édité qu’en Grande-Bretagne ! Après, elle laissera ses poulains agir à leur guise, jusqu’à la fin du contrat. Etonnamment, Pye publie, exclusivement pour l’Angleterre, en octobre, une compilation intitulée “Status Quotations” qui passe totalement inaperçue. Elle contient huit titres du premier album et trois titres parus en single. Pourtant, le prix était très faible et Pye pensait que cette offre promotionnelle pouvait donner de considérables ventes. Après ces nouveaux échecs, convaincu que le psychédélique est dépassé, le groupe profite de ses rares concerts pour jouer, dorénavant, ce qui lui plait c’est à dire du rock et uniquement du rock. ‘A cette époque, lors des soundcheck, nous jouions le genre de musique nous aimions. Puis, finalement, nous nous sommes dit : Pourquoi ne pas jouer en concert ce que nous faisons en répétitions et finalement c’est ce que nous avons fait. De plus, notre second LP, ‘Spare parts’ n’a pas marché et nous étions tous d’accord pour changer de direction et d’image. Nous en avions marre de paraître toujours net et clair. Je me suis fait percer l’oreille et mettre un anneau’. explique Rossi. Francis, Rick, Alan, John et Roy en profitent pour jeter leur chemise à jabots et autres tenues psychédélique et pensent adopter l’humble jean. ‘Tout le monde nous disait que nous ne devrions pas faire ça, qu’on allait faire rire mais nous en étions arrivé à un point où nous pensions que si on ne faisait pas ce que nous voulions faire, nous coulerions’ admet Parfitt. Rick abandonne sa tenue sans un certain regret. ‘J’étais arrivé à un stade où je désespérais vraiment d’être une pop star et j’aimais porter ces odieuses fringues’. Sa mère évoque cette transition sans une pointe d’amertume : ‘Ce fut un tel changement pour nous. Ca nous a bouleversé. Son père détestait les jeans et les cheveux longs’. Ce dernier lui déclarera même refuser d’aller ensemble au club de billard qu’ils avaient l’habitude de fréquenter si Rick avait ce look là. Il changera d’avis, plus tard. Le groupe répète dans une pièce située au dessus du pub George IV à Londres avec Bob Young, qui commence à avoir de l’influence, et commence à élaborer timidement un rock en douze mesures. Après les bides de ‘Spare Parts’ et de ‘Price of love’, le groupe décide de bannir définitivement les morceaux psychédéliques de ses concerts. Tel ne fut pas sa surprise lorsque, lors d’un concert donné à Coventry, deux spectateurs réclament à cor et à cris, ‘Pictures of matchstick men’ qui n’avait pourtant jamais provoqué l’hilarité en concert. Las de ces requêtes, en plein morceau, Rossi invite les deux perturbateurs à monter sur scène pour jouer le titre demandé provoquant ainsi un certain embarras pour eux. Refusant l’invitation, les deux provocateurs laissèrent le concert se dérouler, sans plus intervenir.
Mais, l’absence de hits et de concerts provoquent une grave crise financière au sein du groupe qui pense alors à se séparer. La formation, en cette année 1969, est payée environ 125 Livres par concert donné, ce qui peut sembler correcte mais lorsqu’il faut déduire tous les frais et les salaires des roadies, il ne reste rien, à peine de quoi se nourrir. Il arrive également fréquemment que le groupe donne des concerts dans de minuscules clubs pour seulement 5 £. ‘Lorque nous donnions de bonnes vibrations aux trente personnes présentes, nous étions content’ se souvient Rossi. ‘Nous étions de véritables amis’ confie Mal Kingsnorth, roadie s’occupant du son ‘mais il arrivait fréquemment que la recette des concerts ne suffisait pas à couvrir les frais de route. Au début, le principal problème était de faire évacuer les filles de la scène. A la fin, c’était simplement de gagner un peu d’argent’. A cette époque, une rencontre a lieu entre Colin Johnson, alors agent de Nems et Pat Barlow. Peu de temps avant, grâce à sa petite amie qui travaille chez Pye, Colin entendit ‘Pictures of matchstick men’ et pensa que le groupe avait de l’avenir. Il téléphona à Barlow pour lui offrir naturellement ses services. ‘Pat est venu à mon bureau avec sa salopette sale et ses mains graisseuses. Je m’attendais à voir un manager de rock’n’roll, pas un plombier’ ironise Johnson. Néanmoins, la réunion déboucha sur un contrat entre les deux hommes. Johnson, qui avait, un temps, travaillé avec Brian Epstein, manager des Beatles, se voyait confier la recherche et l’arrangement de concerts pour the Status Quo. Fort de la riche expérience de Colin, le groupe ne pouvait que bénéficier de cet apport. Hélas, quelques jours plus tard, un agent de Arthur Howes, management qui gérait the Status Quo, appela Johnson en lui déclarant qu’ils étaient en contrat avec the Status Quo pour encore deux ans et qu’il n’avait pas autorité à travailler avec le groupe. Le dernier rêve de succès scénique s’envolait. Mais la forte amitié qui lie Francis à Rick leur font surmonter les divers obstacles. Ils sont un peu à l’écart des autres. Seul Bob Young arrive à s’incruster dans leur univers. Il est d’ailleurs très fréquent de voir les trois compères voyager ensemble avec le matériel dans l’inconfortable camionnette transportant le matériel alors que les autres profitent de la magnificence de la luxueuse Pontiac. ‘En 1969, nous pensions vraiment nous séparer pour refaire un groupe chacun de son côté, avec d’autres gens totalement nouveaux. Et puis nous avons découvert que nous nous connaissions parfaitement et que c’était déjà çà d’acquis” se souvient Rossi. Parfitt est plus précis en déclarant “ Fin 1969, nous avons eu un léger différent avec Alan Lancaster. Nous avons, alors, parlé avec notre management de son renvoi car il fallait toujours faire comme lui le voulait et çà devenait usant. Nous avons pensé, Francis et moi, former un groupe avec le batteur des Faces, Kenny Jones. Francis aurait continué à assurer les parties de guitare et moi j’aurais pris la basse. Nous avons répété deux ou trois fois dans une école à Lambeth puis Kenny a décroché et ce n’était pas facile, non plus, de bosser avec lui. Le groupe ne s’est donc pas formé heureusement pour John Coghlan car je crois que çà aurait scellé son sort’. ‘Francis et Rick étaient inséparables, à cette époque, et bien que pendant, toutes mes années passées avec Quo, j’essayais de respecter une balance dans mes relations avec chacun, dans ces premiers jours, j’avais de meilleurs rapports avec ces deux-là. Des désaccords sont intervenus entre eux et les autres. Francis et Rick, m’ont, alors demandé de téléphoner à Kenny pour lui faire une proposition, qui, si elle avait bien marché, aurait certainement changé quelque peu l’histoire du rock. Kenny est arrivé et les trois amis ont répété, pendant deux jours, dans une école, et ce, dans le secret le plus total’ ajoute Bob Young. ‘Je n’ai découvert ça que quelques années après. Et pourtant, Status Quo est mon bébé. J’y ai recruté tout le monde y compris le manager’ souligne Lancaster. ‘Ils voulaient faire quelque chose de différent mais ce n’était pas pour moi. Ils étaient très confus eux-mêmes’ confie le batteur des Faces. Le projet de former le trio Rossi/Parfitt/Jones tombe définitivement à l’eau lorsque Jones participe, à la reformation de son groupe, les Faces, à la fin de l’année. ‘Nous avons repris Alan pour un deal de trois mois qui malheureusement ne s’est terminé qu’en 1984’ ironise Rossi. Entre-temps, la formation avec Lancaster participe à deux enregistrements pour la B.B.C, les 3 et 20 novembre. Le groupe ne se doute pas que, dans le même temps, un événement capital pour son avenir vient d’avoir lieu. C’est la création du label Vertigo, le 11 novembre.
Néanmoins, en cette fin d’année 1969, il est impératif pour Status Quo de réagir car il semble évident que le groupe se dirige vers une mort certaine et tout le monde en est conscient. Depuis le succès de ‘Pictures of matschtick men’, ce sont les managers et la maison de disques qui dictent leur loi au groupe. Francis, Rick, Alan, John et Roy veulent en finir avec cette certaine forme de dictature et en ont surtout assez de jouer le groupe gentillet en jouant devant un public essentiellement féminin. Les concerts deviennent plus puissants. ‘On a commencé sérieusement à appuyer sur les cordes’ confie Rossi et il n’est pas question d’enregistrer un nouvel album psychédélique. Bunce et Barlow, jusque là, confiants, commencent à donner des signes de désillusion sur l’avenir du groupe. Des tensions entre les deux managers et les jeunes musiciens voient le jour ce qui fait dire à Lancaster : ‘Barlow et Bunce étaient probablement aussi bons que nous l’étions à l’époque mais nous progressions rapidement. Ils sont arrivés comme des amis et nous les avons pris comme tel mais, à un moment, il fallait bien devenir plus professionnel. De plus, il y avait une certaine forme de dictature dont le groupe ne voulait plus.’ Autant Barlow joua un rôle décisif, l’année précédente, dans le succès du groupe autant, là, il est aux abonnés absents, impuissant, incapable d’inverser la tendance. ‘Le problème de Barlow était qu’il continuait à exercer son métier dans la journée et c’est devenu un véritable problème quand les choses ont commencé à aller moins bien pour nous. Il lui arrivait, après avoir réparé une chaudière de s’essuyer les mains encore sales sur sa combinaison et de serrer la main de certains promoteurs. A d’autres moments, il avait les contrats dans sa boîte à outils, les papiers se retrouvant de temps en temps maculés de graisse’ se souvient Lancaster que cet état de fait irrite passablement. Le groupe crève la fin et les femmes de Rossi et Lancaster trouvent des emplois à plein-temps (caissières en supermarché) afin de procurer à la formation quelques ressources supplémentaires. Le budget procuré par les activités du groupe ne peut satisfaire les besoins d’une famille de trois personnes (Rossi et Lancaster ayant déjà un enfant). Pour Coghlan et Parfitt, la donne est différente, ils habitent encore chez leurs parents. Il faut dire que le groupe est, déjà, arnaqué par son management. A ce titre, le salaire de Fanning, en 1969, s’élève à 30 Livres par semaine alors que les membres de Status Quo ne touchent que 19 Livres, excepté Rossi, dont le succès de ‘Pictures of matschtick men’ a permis de progresser de 5 Livres. Mais, en cette année 1969, devant la catastrophe musicale engendrée par le groupe, même Rossi se voit amputer son salaire, d’une livre, la semaine. Lancaster, lui aussi, fin négociateur et en temps que fondateur du groupe, touche également 23 Livres. Les 12, 13 et 14 décembre, Status Quo empoche 448 Livres pour trois concerts donnés en Allemagne. Petit à petit, Quo va s’y installer dans ce pays, durablement seulement voilà, pour y aller, il est impensable de prendre l’onéreux avion et le groupe doit se contenter du ferry reliant Douvres à Ostende.


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Patrick
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MessageSujet: Re: 1969 remasterisé   Sam 12 Nov 2016 - 12:57


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Eric

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MessageSujet: Re: 1969 remasterisé   Dim 20 Nov 2016 - 7:58

1. 01/01. Doncaster, Top Rank Suite (Angleterre)
2. 07/01. Richmond, The Castle (Angleterre)
3. 08/01. Hemel Hempstead, Pavillon Ballroom (Angleterre) Première partie des Small Faces
4. 09/01. Portsmouth, Student’s union St Paul collège (Angleterre)
5. 11/01. Munich, Kongresall Deutsches museum (Allemagne) Première partie des Small Faces
6. 12/01. Vienne, Stadthalle (Autriche) Premier bootleg de l’histoire de Status Quo. Première partie des Small
Faces.
7. 14/01. Hambourg, Musikhalle (Allemagne) Première partie des Small Faces
8. 15/01. Hanovre, Niedersachsendalle (Allemagne) Première partie des Small Faces
9. 17/01. Berlin, Sportpalast (Allemagne) Première partie des Small Faces
10. 24/01. Londres, Lyceum (Angleterre). ’The Midnight rave part 2’ avec Joe Cocker, The Gun, Love Sculpture,
Spencer Davis Group.
11. 27/01. Londres, studio 4 Maida Vale (Angleterre) BBC sessions
12. 30/01. Londres, New century hall (Angleterre) BBC sessions
13. 01/02. St. Leonards, Cobweb Club (Angleterre)
14. 04/02. Wolverhampton, Civic Hall (Angleterre)
15. 05/02. Erdington, Charles Russell Hall (Angleterre)
16. 07/02. Ross on Wye, Top Spot Ballroom (Angleterre)
17. 08/02. Norwich, Gala Ballroom (Angleterre)
18. 20/02. Londres, Royal Albert Hall (Angleterre) En compagnie du Spencer Davis group, The Move, East of Eden,
Nashville Teens.
19. 22/02. Waddington, RAF Raven Club (Angleterre)
20. 04/03. Halesowen, Old Picture Palace (Angleterre)
21. 08/03. Plymouth, College Of Technology (Angleterre)
22. 22/03. Prestatyn, Royal Lido (Angleterre) Première partie : 20th Century Vox
23. 05/04. Banbury, Winter Gardens (Angleterre)
24. 12/04. Yardley, Swan Hotel (Angleterre)
25. 13/04. Londres, Empire Pool (Angleterre) Première partie de Joe Cocker et The Herd
26. 19/04. Bangor, University PJ Hall (Angleterre)
27. 26/04. Ryde, Royal York Hotel (Angleterre)
28. 02/05. Bristol, University (Angleterre)
29. 03/05. Harwich, Town Hall (Angleterre)
30. 05/05. Bishops Stortford, Rhodes Centre (Angleterre)
31. 09/05. Abingdon, Rush Common House (Angleterre) 400. En compagnie de Fire et Jo Jo Gunn
32. 10/05. Nottingham,Notts County Football Ground (Angleterre) En compagnie de The Move, Fleetwood Mac,
Love Sculpture, Pink Floyd, Dream Police, Tremeloes, Marmalade.
33. 16/05. Hereford, Park Hall (Angleterre)
34. 17/05. Bury, Territorial Army Drill Hall (Angleterre)
35. 29/05. Redruth, Flamingo Club (Angleterre)
36. 09/06. Ferndale, Workmen’s hall (Angleterre)
37. 12/06. Coldrose, Seahawk Club (Angleterre)
38. 13/06. Exeter, Tiffany's (Angleterre)
39. 14/06. Woodley, Bulmerish College (Angleterre)
40. 15/06. Broadmead, Top Rank Suite (Angleterre)
41. 20/06. Bishops Stortford, Technical College (Angleterre)
42. 21/06. Maidstone, College of Art (Angleterre)
43. 24/06. Oxford, Merton College (Angleterre)
44. 28/06. Swindon, Multi-storey car park (Angleterre) 2.000. première partie des Equals, en remplacement de
Chicken Shack
45. 01/07. Ferndale, Workmen’s hall (Angleterre) Première partie : Strawberry Dust. Concert commémorant
l’investiture du Prince Charles.
46. 05/07. Wishaw, Belfree Hotel (Angleterre)
47. 12/07. Londres, Carnaby street (Angleterre) Festival RTL avec Love Affair, Tremeloes, Barry Gibb et
Desmond Dekker.
48. 12/07. Nottingham, Racecourse (Angleterre) Festival ’12 hour happiness’. En compagnie de The Nice, King
Crimson, Caravane et Yes.
49. 13/07. Londres, Whitehall théâtre (Angleterre) RTL non stop concert
50. 13/07. Londres, stade de Wembley (Angleterre) En compagnie de Love Affair, Yes et Alan Price.
51. 28/07. Ringwood, Regal Cinema (Angleterre) En compagnie de Fascination
52. 01/08. Farnborough, RAF Assembly Hall (Angleterre)
53. 30/08. Haverfordwest, Civic Ballroom (Angleterre)
54. 05/09. Plymouth, Top Rank Suite (Angleterre)
55. 13/09. Margate, Dreamland Ballroom (Angleterre)
56. 22/09. Cardiff, Collège Of Education (Pays de Galles)
57. 01/10. Cardiff, Collège Of Education (Pays de Galles)
58. 10/10. Manchester, Collège de la Salle (Angleterre)
59. 11/10. Ormskirk, Edgehill College (Angleterre)
60. 03/11. Londres, studios B.B.C (Angleterre) BBC sessions
61. 07/11. Grimsby, Gaiety Theatre (Angleterre)
62. 08/11. Haverfordwest, Civic Hall (Angleterre)
63. 09/11. Great Yarmouth, Tower Ballroom (Angleterre)
64. 13/11. Hull, Locarno (Angleterre)
65. 14/11. Gloucester, Coleford Youth Centre (Angleterre)
66. 15/11. Nethertown, Town Bar Inn (Angleterre)
67. 20/11. Londres, studios B.B.C (Angleterre) B.B.C sessions
68. 22/11. Narberth, Queens Hall (Angleterre)
69. 28/11. Cullen, Town Hall (Angleterre)
70. 29/11. Aberdeen, Beach ballroom (Ecosse)
71. 05/12. Londres, studios B.B.C (Angleterre) B.B.C sessions
72. 06/12. Wisbech, Burlesque club (Angleterre)
73. 08/12. Londres (Angleterre)
74. 12/12. Belfied, Jugendheim Niedermuhlenkamp (Allemagne)
75. 13/12. Emsdetten, Kolpinghaus (Allemagne)
76. 14/12. Venloh, Kinosaal (Allemagne)
77. 16/12. Portsmouth, South Parade Pier (Angleterre)
78. 17/12. Wiltshire, Rafa club (Angleterre)
79. 19/12. Stoke on Trent, Apollo Club (Angleterre)
80. 20/12. Waddington, RAF Club (Angleterre)
81. 27/12. Altrincham, Stamford Hall (Angleterre)



Morceaux joués en 1969 : Pictures of matchstick men, Paradise flats, Love me two times, Lucille, Jailhouse rock, Lucy in the sky with diamonds, Hold on I'm going, You keep me hangin on, Ice in the sun, Gimme gimme some lovin, Hush, Price of love.





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Jean-Marie
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MessageSujet: Re: 1969 remasterisé   Dim 20 Nov 2016 - 10:17

Première partie de Pink Floyd, c'est rigolo !
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yvon

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MessageSujet: Re: 1969 remasterisé   Dim 20 Nov 2016 - 11:00

Merci Eric de ces précisions,c'est vrai que les premières parties,souvenirs souvenirs...
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Eric

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MessageSujet: Re: 1969 remasterisé   Dim 20 Nov 2016 - 11:43

yvon a écrit:
Merci Eric de ces précisions,c'est vrai que les premières parties,souvenirs souvenirs...

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Eric

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MessageSujet: Re: 1969 remasterisé   Lun 6 Mar 2017 - 21:27

Discographie 1969 :

31/01 : Make me stay a bit longer (Rossi/Parfitt)

25/04 : Are you growing tired of my love (King)
n°46 en Angleterre
n°46 aux Pays-Bas

26/09 : The price of love (Everly/Everly)



26/09 : Spare parts
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quorreze

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MessageSujet: Re: 1969 remasterisé   Lun 6 Mar 2017 - 22:43

Champion Eric !
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1969 remasterisé
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