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 1962 remasterisé

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Eric

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MessageSujet: 1962 remasterisé   Mer 19 Oct - 17:13

C’est à la rentrée de 1961 à la “Sedgehill Compréhensive School” de Beckenham, ville de 80.000 habitants située dans la banlieue sud ouest, à 13 kms du centre de Londres qu’est né le futur groupe de rock qui écrira l’une des plus belles pages de l’histoire de la musique, Status Quo. C’est là qu’un jeune petit fils d’émigré italien vient d’incorporer cette école d’une des banlieues les plus pauvres de Londres encore stigmatisée par les bombardements de la seconde guerre mondiale. Il a douze ans, en paraît dix et est d’une relative timidité. Il s’appelle Francis Rossi. ‘J’ai pleuré lorsque j’ai quitté l’école primaire car je quittais tous mes amis et que j’allais dans une grande et étrange école inconnue. Le premier jour, j’ai rencontré un gars qui paraissait avoir trois ans de plus que moi. Il s’appelait Terry et avait, en fait, mon âge alors je me suis dit qu’il fallait absolument que je grandisse. Terry fut la première personne que j’ai rencontrée, Alan Lancaster fut la seconde et je suis vite devenu ami avec lui et très intime avec sa famille’. La Segdehill Compréhensive School est tout sauf un modèle d’accueil. Mille cinq cents élèves, de 11 à 18 ans, majoritairement issus de la classe ouvrière, y composent l’effectif. Difficile de s’y sentir réellement bien si l’on a pas encore mis en pratique une certaine autonomie. Ici commence réellement l’apprentissage de la vie et le petit Rossi qui n’a jamais vraiment été au contact de telles épreuves va, petit à petit, se forger un caractère plus trempé !
Dans la classe mixte, au début de l’année, Francis est souvent isolé. Il n’ose pas aller au devant de ses camarades, semble tétanisé par l’ambiance malsaine qui règne dans cette école. ‘La chose à laquelle les gars aspiraient le plus était de faire passer le professeur par la fenêtre de la salle de classe. Celui qui essayait d’étudier un peu était traité de faillot. Plus tu étais costaud et agressif, plus tu étais libre’. Au contraire, le nommé Alan Lancaster est, lui, considéré comme le chef, celui vers lequel on va lorsqu’un problème surgit. Lancaster et Key jouent déjà du trombone dans un groupe de jazz de leur école. ‘Nous étions désolés pour notre pauvre professeur car tout le monde voulait jouer du violon et il n’avait personne pour les cuivres alors Alan Key et moi avons pris trompette et trombone. Il en a été très heureux et, en contrepartie, il m’a appris tout ce que je sais de la musique’ se remémore Lancaster. Alan est très studieux en ce qui concerne les leçons de musique. Les deux adolescents ne se quittent jamais et sont intimement liés. Un jour, profitant d’une absence de Lancaster, malade, Rossi aborde Key. ‘Alan Key était un gars très doux et sociable’ affirme Rossi. Francis espère devenir rapidement l’ami des deux trompettistes et il est plus aisé d’en accoster un plutôt que les deux qui semblent vivre dans un cercle très fermé. Lancaster rentré, il devient, à son tour, très ami avec Rossi qui devient hâtivement trompettiste du groupe. Alan est le chef de cet orchestre en herbe. Il est possible de les voir jouer ou plutôt essayer de jouer dans la fanfare de l’école lors de manifestations diverses telles que des remises de diplômes ou autres. A chaque fois, leur apparition provoque quelques moqueries de la part de leurs camarades de classe qui ne manquent pas de les chambrer pendant les cours. Mais Rossi, Lancaster et Key n’ont en cure de ça, ils apprennent la musique, c’est ce qui compte, pour le moment. De plus, ça entretient une certaine célébrité locale ce qui n’est pas pour déplaire aux trois lascars. Mais rapidement, ce style de musique semble ne pas satisfaire le caractère turbulent des trois garçons. C’est à ce moment que le trio d’adolescents se rend à une party donnée par une certaine Margaret, copine d’école, que tout ce petit monde espère secrètement séduire. Là, un petit groupe local, armé de guitares, joue de la musique pop. Bientôt, la douce Margaret est reléguée au second plan, l’attraction, surtout pour Alan et Francis, est cet orchestre qui interprète un style de musique forçant l’admiration des musiciens en herbe. Plantés devant la scène, ils en décortiquent les moindres faits et gestes, s’imprègnent de ces mélodies dont ils se régalent. Et puis, debout, une guitare dans les bras, devant un micro ! Ca a beaucoup plus de gueule que assis sur un tabouret à souffler absurdement dans un instrument à vent pour n’en tirer, finalement, que quelques sons ridicules. De plus, les filles ont montré qu’elles n’étaient pas insensibles à ce genre de musiciens. La guitare est l’instrument des jeunes alors que la trompette et le jazz sont quelque peu relégués au second plan dans l’esprit des teenagers. Le déclic est là et bien là ! Sur le chemin du retour, la conversation, outre Margaret, a pour sujet le groupe qui les a tant enchantés. Même s’il est éperdument amoureux de la jolie jeune fille au même titre que les deux autres, pensant qu’une métamorphose serait un atout supplémentaire pour la séduire, le plus déterminé est peut-être Alan Key. C’est lui qui, le premier suggère aux autres de changer de style de musique. Finis les cuivres ! Bonjour les cordes ! Troquant son trombone contre une basse, Lancaster et les néo-guitaristes Francis Rossi et Alan Key décident alors de monter un groupe fortement inspiré des Shadows. Les premiers morceaux que le groupe répète sont ‘Wonderful Land’ et ‘FBI’. ‘Tout à coup, Alan nous a demandé de lui acheter une nouvelle guitare (en fait, une basse). Nous lui en avons finalement acheté une de 25 Livres. A partir de ce moment, ils n’ont pas arrêté de répéter’ relate la mère de Lancaster. Cette fois, il n’est pas question pour Alan, comme quelques années auparavant, de détruire son instrument contre le mur de la cour ! Rossi de son côté ressort du placard la guitare qu’il avait eue pour le Noël de 1958. Pour faire plus sérieux, il faut, bien sûr donner au groupe, un nom bien trempé. Ils en trouvent un, The Palladins, qui après réflexion ne leur convient guère. Après, quelques jours de délibérations, le nom qu’ils décident de donner à leur formation est ‘The Scorpions’ qui sonne plus agressif. Cette transition se passe en mars 1962. ‘Quand Alan et moi avons formé le groupe à l’école, j’avais l’impression d’appartenir à quelque chose.’ relate Rossi. Le groupe répète intensément parfois dans la maison d’Alan Lancaster parfois dans la maison d’Alan Key, avec des instruments réduits au strict minimum. Rossi joue sur une guitare acoustique, Lancaster sur une basse Hofner et Key sur une guitare électrique, emprunté à son frère et branché sur le seul ampli que possède le groupe, un vieux Vox AC 30.
Néanmoins, l’enthousiasme règne au sein des trois adolescents. Mais lorsqu’ils se voient offrir leur première opportunité de concert quand il leur est proposé de jouer un samedi matin, dans un cinéma local, pour un show pour enfants, ils préfèrent refuser n’ayant pas encore confiance en eux. Malheureusement, à cause de Margaret qu’il a finalement réussi à séduire, Alan Key quitte le groupe, au mois de mai. L’amour a eu raison de l’amitié. Quelques années plus tard, ce seront l’argent et les conflits d’égo mais nous n’en sommes pas encore là, bien évidemment. ‘Il pensait qu’il allait se marier avec elle, ce qu’il a fini par faire d’ailleurs et ils sont toujours ensemble’ confie Rossi, en 1991. Il faut dire, également, que ses parents ne sont pas aussi conciliants que ceux de Francis ou d’Alan. La musique doit rester un loisir et il n’est pas question d’y sacrifier les études. ‘Le départ d’Alan fut un coup pour moi. C’était quelqu’un que je respectais beaucoup. Il était calme, pas agressif, c’était super. J’ai grandi entouré de psychose et le rencontrer fut comme trouver un oasis dans le désert’. Francis est bouleversé par le départ de son premier ami. Pourtant, c’est le frère de ce dernier, qui, après lui avoir quelque peu enseigné les rudiments de la guitare, incite Rossi à chanter pensant que c’est le seul membre du groupe pouvant exécuter cette tâche. En effet, en avril, le groupe ajoute un nouveau morceau à son piètre répertoire, c’est ‘The Young Ones’, titre qui intègre un chant. Dans un premier temps, Francis refuse puis timidement, prend en charge les quelques vocaux dont le groupe s’est enrichis. L’envie est là mais musicalement, ce n’est guère satisfaisant. De plus, réduit à un duo, Lancaster et Rossi envisagent de recruter de nouveaux musiciens qui aiment le même style de musique qu’eux mais les quelques camarades d’école qui accompagnent un moment les deux acolytes ne réalisent qu’un passage très bref, quelques minutes pour certains. De plus, le duo, depuis le départ de Key, se retrouve sans ampli car, bien évidemment, le déserteur a emmené avec lui guitare et sono. Au mois de juin, comme pour officialiser le départ de Key, Rossi et Lancaster décident de changer de nom pour se nommer ‘The Spectres’. Après toutes ces tentatives, un événement va précipiter les choses. L’été arrive et les parents de Lancaster décident d’emmener leur fils et son copain Rossi au camp de vacances de Butlin’s, sur la Côte sud de l’Angleterre. Là, ils entendent un groupe local jouer ‘Telstar’, le hit des Tornados. Scotchés littéralement sur place parce qu’ils viennent d’entendre, ils savent que la présence d’un orgue au sein de leur groupe est réellement indispensable. Alan et Francis sentent que le seul moyen, pour eux, d’avoir un quelconque succès est d’enrichir leur formation d’un clavier. Aussitôt rentrés à Londres, ils se mettent en quête d’un organiste. Reste donc, à trouver l’oiseau rare ! Comme souvent, c’est au moment où on s’y attend le moins que le déclic se produit. En effet, un jour, alors que Rossi et Lancaster jouent de la guitare dans la classe de musique de l’école, un camarade d’école, Jess Jaworski, lequel joue dans la même équipe de rugby qu’Alan, les entend. Il entre et la discussion commence. Jaworski leur confie, alors, qu’il vient de recevoir pour cadeau une belle guitare de soixante-dix £. Lancaster et Rossi le persuadent, alors, d’échanger cette guitare contre un orgue et un ampli neuf, un Vox AC 30. La chose est faite au Larry Macari’s Musical Exchange à Charing Cross Road. ‘Ils s’étaient séparés d’Alan Key et avaient appris que j’avais eu une guitare de soixante-dix £ pour mon anniversaire. Ils sont venus chez moi pour me montrer comment ils étaient bons. Premièrement j’ai changé ma guitare contre un accordéon puis je suis retourné au magasin échanger l’accordéon contre un orgue et un Vox AC30. Le gérant a du penser que j’étais fou’ affirmera Jaworski. ‘Mes parents m’encourageaient dans tout ce que je faisais. L’orgue coûtait beaucoup d’argent mais ils étaient derrière moi. Il y avait beaucoup de compétition à l’intérieur de la communauté polonaise en ce qui concernait la réussite des enfants’ poursuit-il. Jess est le fils d’émigrants polonais, Edward et Nadia Jaworski, qui avaient rejoints l’Angleterre lors de l’invasion de leur pays, par les Allemands, en 1939. Il a un frère, de huit ans son aîné, lequel quittera très tôt le domicile familial. Depuis le départ de Key, la maison de Lancaster, est le véritable quartier général des Spectres, bien que, de temps en temps, Jess Jaworski, au grand damne de ses parents, accueillent ses acolytes dans la demeure familiale. ‘Nous répétions tout le temps chez moi apprenant tout ce que l’on pouvait trouver dans les magazines de guitare’ se souvient Lancaster. La chambre d’Alan est véritablement devenu, au fil des mois, un véritable studio de répétitions ce qui irrite véritablement sa mère en proie à de véritables colères dues à sa grande maniaquerie. Pour compléter réellement la formation, il faut bien trouver un batteur. La chose fut faite lorsqu’un certain Barry Smith, batteur d’un groupe appelé ‘The Débutantes’ leur propose ses services. La formation est dorénavant au complet. Mais Smith a un matériel très pauvre. ( “ C’était un tambourin ” dira plus tard Francis Rossi). En fait, le brave Smith ne possède aucun matériel décent et confectionne sa batterie avec des barils et autres caisses trouvées ici et là, ce qui n’empêche pas le groupe de travailler et de répéter énormément, toujours dans la chambre de Lancaster. L’apport d’une batterie est l’élément de trop pour les parents d’Alan qui n’en peuvent plus et somment leur fils et ses potes de trouver, rapidement, un autre endroit où ils pourront laisser libre cours à leurs inspirations musicales. ‘Il nous fallait trouver un nouvel endroit pour répéter mais c’était difficile à trouver en raison du bruit. Quelqu’un a alors suggéré un garage à la base militaire de Dulwich’ confie Jaworski. Etant le dernier arrivé au sein du groupe et voulant se montrer indispensable, Barry demande à son père, alors gardien à la base militaire ATC s’il n’y a pas, par hasard, un lieu où le groupe pourra faire du bruit sans déranger. Mr Smith père s’empresse de répondre favorablement à la demande de son fils. Au grand soulagement des voisins et de May et d’Harry Lancaster, les parents d’Alan, les adolescents bruyants établissent leur nouveau quartier dans un garage de la base militaire ATC headquarters, Lordship Lane, à Dulwich, dans le courant du mois de septembre. Mme Lancaster mère ne cache pas sa joie de voir la petite troupe quitter les lieux. ‘Je fus vraiment heureuse lorsque ce fut terminé, et les voisins également, de ne plus entendre tout ce bruit qu’ils faisaient à l’étage’ C’est le père de Francis Rossi qui se charge du transport des jeunes gens et du matériel. Dans le même temps, ‘Telstar’, le fil conducteur du groupe atteint la 1ière place des Charts en Angleterre, confortant les jeunes musiciens dans la voie à suivre. Un autre groupe a élu domicile dans la base ATC, juste à côté de la pièce réservée aux Spectres. Cette formation s’appelle The Cadets, groupe constitué de jeunes enrôlés dans l’armée, et s’inspire également des Shadows. Elle est composée de Wally Rogers (guitare), Johnny Bush (basse) et surtout John Coghlan (batterie). C’est un groupe exclusivement instrumental qui a derrière lui, deux ou trois concerts dans des pubs locaux. Tous les dimanches après-midi, la bande à Rossi et la bande à Coghlan se retrouvent à répéter, à quelques mètres, l’une de l’autre. Les Scorpions assistent de temps en temps aux répétitions des Cadets et vice-versa. Francis Rossi vit ses premiers ébats amoureux avec la petite amie de Barry Smith. C’est alors que la batterie et le jeu de Coghlan attirent l’attention de Rossi, Lancaster et Jaworski. ‘Un dimanche après-midi, deux gars sont arrivés, Alan Lancaster et Francis Rossi. Ils nous ont demandé s’ils pouvaient rester et écouter. Nous avons répondu que oui. Ils sont venus trois fois et à la troisième fois, ils m’ont demandé si je voulais intégrer leur groupe’ se souvient Coghlan.
Les trois potes ne pensaient pas trouver un aussi bon batteur parmi les habitants de cette caserne. ‘John était un fou de musique. Il était attiré par le jazz et le swing avant de tomber dans le rock’n’roll. Il était dingue de batterie aussi loin que je puisse me souvenir’ affirme son père. Depuis quelques mois, Coghlan s’est enrôlé dans l’armée. Il explique son choix de la manière suivante : ‘Marcher au pas, tirer au revolver, saluer, apprendre à plier les parachutes, voler dans de petits aéroplanes et bien sûr jouer du tambour lors des parades, je m’y impliquais vraiment’. Mais en répétitions, Coghlan oublie les rigueurs militaires et laisse exprimer son goût de la batterie. ‘John, lorsqu’il nous voyait, battait très fort, faisant le plus de bruit qu’il pouvait’. se souvient Francis. Techniquement plus fort que Smith et disposant d’un matériel autrement plus perfectionné, c’est naturellement que Francis, Alan et Jess s’intéressent à lui. Les trois adolescents sont impressionnés par le matériel de Coghlan. En effet, John a fait l’acquisition, au début de l’année 1962, d’une superbe batterie, Slingerland, ayant appartenu au batteur de Duke Ellington, Louie Bellson, dont les initiales figurent encore sur les toms. Vraiment désireux de s’attacher les services de ce batteur providentiel, Francis, Alan et Jess décident de rencontrer le père de John pour que ce dernier puisse influencer la décision de son fils. Mais, de son côté, John qui est impressionné par l’énergie et le volume sonore des Spectres a très envie de les rejoindre. ‘Quand je les ai entendus, j’ai pensé que c’était stupéfiant que tout ce bruit pouvait provenir d’un petit Vox. Je n’avais jamais vu ça, avant. J’avais écouté les Shadows, bien sûr car le premier disque que j’ai acheté est ‘FBI’. J’étais inspiré pour monter un petit groupe et là, ça pouvait devenir réel’ confie John. ‘Ils étaient vraiment mauvais excepté le batteur alors j’ai dit à Francis qu’il nous le fallait’ renchérit Alan. Une fois la demande formulée, John, ne se faisant pas prier, claque aussitôt la porte des Cadets et rejoint les Spectres, en ce mois de septembre 1962. ‘Quand il a entendu que nous étions, nous aussi, un groupe, il a fini par venir nous voir et, un jour, il a fait un jam avec nous. Il était fantastique, le meilleur batteur avec qui nous ayons jamais joué. Un soir après que Barry soit rentré chez lui, nous avons discuté avec John de ça. Pauvre Barry, j’étais désolé pour lui mais comme batteur, il ne luttait pas dans la même catégorie que John. Nous avons manigancé dans son dos, comme les groupes font d’habitude dans ces situations et avons offert son travail à John. Cependant, nous ne lui avons pas offert le travail, tout de suite bien que ça nous tentait fortement. Nous l’avons invité à une audition, avons joué deux morceaux avant de lui demander de nous rejoindre définitivement’ admet Rossi. Lancaster se souvient que le premier titre joué par le quatuor est une version rock d’un titre appelé ‘Swan Lake’. Mais voilà, il faut bien l’annoncer à ce pauvre Smith que sa carrière au sein des Spectres est dors et déjà terminée. La chose fut faite, maladroitement, alors que Barry arrivait, chez les Jaworski, pour ce qu’il ne croyait être qu’une réunion de plus pour lui. La nouvelle fut évidemment difficile à encaisser pour le pauvre batteur du groupe mais il devait s’y résigner. La conversation entre Rossi, Lancaster, Jaworski et le pauvre Smith fut mouvementée mais, à treize ans, on ne fait pas dans la finesse. La première chose à faire pour les Spectres est de rapatrier le matériel car, évidemment, le garage de la base militaire ne peut plus servir de refuge, ce lieu ayant été déniché, rappelons le, par Mr Smith père. C’est principalement la maison des Jaworski qui servira, dorénavant, de studio. Peut-être pour impressionner ses nouveaux compagnons de joutes musicales, Coghlan s’y rend, en taxi, lui, chez Jess. Le premier concert avec Coghlan, à la batterie, est donné dans une salle de classe de la Segdehill Compréhensive Scholl, lors d’une fête de l’école. John est, de loin, le meilleur. Les trois autres en sont encore au stade de l’apprentissage alors que lui maîtrise déjà bien son instrument. Dans le même temps, un nouveau camarade d’école, médiocre guitariste, nommé John Rushden rejoint le groupe. C’est avec une vieille cage à oiseaux empruntée aux parents de ce dernier que Francis Rossi se fabrique un micro fictif dans lequel il va chanter imitant ainsi les grands du rock’n’ roll. Devant tant de détermination et avec enfin, un batteur présentable, le père de Lancaster décide de les faire jouer dans une salle de sport, le Samuel Jones Sport Club à Dulwich, en octobre. ‘Ca peut paraître grandiose mais ce n’était, réellement qu’un vieux hangar, bourré de courant d’air, situé à côté d’un terrain de sport’ affirme Rossi. Il y a maintenant un mois que Coghlan joue avec les Spectres et le groupe a fait d’énormes progrès. Tout n’est pas super, c’est sûr mais ils sont, maintenant, capables de présenter quelque chose qui tient debout, sans trop de fausses notes même si certains passages de morceaux restent approximatifs. C’est le premier vrai concert du groupe, joué dans une vraie salle, devant un vrai public d’environ une cinquantaine de personnes. Le groupe, qui ne joue que cinq morceaux soit environ vingt minutes suivis d’un petit rappel, donne deux représentations. Ces premiers concerts s’avèrent être de petits succès, le public n’hésitant pas, en fin de soirée à faire une petite collecte, leur donnant ainsi leur premier cachet. “ Nous avons touché 5 Livres pour la première performance. Pour la seconde, nous avons fait la quête avec un chapeau et récolté 2 Livres ” dira plus tard Francis Rossi. Pour leur seconde prestation de la journée, le groupe jouera sa set-list dans un ordre différent afin de ne pas redonner exactement le même concert. ‘Ce vieux Vox était incroyable. Nous avions les deux guitares et l’orgue branché dessus. Nous jouions devant des travailleurs adultes alors que nous n’étions encore que des enfants’ se souvient Lancaster. Malgré tout, le groupe recueille une certaine estime et plusieurs de leurs amis viennent, à nouveau, se joindre à eux d’une manière aussi désordonnée qu’éphémère. C’est pourtant le moment que choisit Rushden, pour quitter la formation. Heureusement, peut-on légitimement penser car s’il était resté, il n’y aurait peut-être pas eu cinq ans plus tard, l’incorporation de Parfitt, en tant que second guitariste.

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yvon

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MessageSujet: Re: 1962 remasterisé   Mer 19 Oct - 20:16

Merci Eric.
Je me fais des copier/coller de toutes tes rubriques,super intéressant. top3
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Eric

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MessageSujet: Re: 1962 remasterisé   Mer 19 Oct - 20:45

yvon a écrit:
Merci Eric.
Je me fais des copier/coller de toutes tes rubriques,super intéressant. top3

Tu m'en vois ravi, Yvon !!! yeahhh
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Jean-Marie
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MessageSujet: Re: 1962 remasterisé   Jeu 20 Oct - 9:19

Eric ? On peut abandonner la première version de 1962 pour celle ci ?

Quelles sont les principales modifs ? Bravo encore pour ton travail top3
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pile driver

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MessageSujet: Re: 1962 remasterisé   Jeu 20 Oct - 13:15

la genèse du groupe en détails, chapeau bas!. aplaus
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pile driver

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MessageSujet: Re: 1962 remasterisé   Jeu 20 Oct - 13:16

yvon a écrit:
Merci Eric.
Je me fais des copier/coller de toutes tes rubriques,super intéressant. top3
excellente cette idée yvon, bien vu ,
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Patrick
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MessageSujet: Re: 1962 remasterisé   Jeu 20 Oct - 13:18


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quotidien

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MessageSujet: Re: 1962 remasterisé   Jeu 20 Oct - 14:51

top4
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Eric

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MessageSujet: Re: 1962 remasterisé   Jeu 20 Oct - 20:23

Jean-Marie a écrit:
Eric ? On peut abandonner la première version de 1962 pour celle ci ?

Quelles sont les principales modifs ? Bravo encore pour ton travail top3

Oui, Jean-Marie ... On peut. Quant aux modifs, ben ... vous les découvrirez au fur et à mesure ...
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quorreze

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MessageSujet: Re: 1962 remasterisé   Jeu 20 Oct - 22:53

yvon a écrit:
Merci Eric.
Je me fais des copier/coller de toutes tes rubriques,super intéressant. top3
J'en connais un autre .
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Jean-Marie
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MessageSujet: Re: 1962 remasterisé   Ven 21 Oct - 9:27

Eric a écrit:
Jean-Marie a écrit:
Eric ? On peut abandonner la première version de 1962 pour celle ci ?

Quelles sont les principales modifs ? Bravo encore pour ton travail top3

Oui, Jean-Marie ... On peut. Quant aux modifs, ben ... vous les découvrirez au fur et à mesure ...


C'est évident, bien sûr ! Laughing
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Eric

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MessageSujet: Re: 1962 remasterisé   Ven 3 Mar - 7:42

Pour vous, quel est le fait marquant de cette année 1962 ?
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Jean-Marie
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MessageSujet: Re: 1962 remasterisé   Ven 3 Mar - 8:42

La rencontre Rossi / Lancaster, futur fondateurs du groupe.
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jack17

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MessageSujet: Re: 1962 remasterisé   Ven 3 Mar - 14:29

la rencontre de Rossi, Lancaster et Coghlan , les 1er concerts en amateur.
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quorreze

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MessageSujet: Re: 1962 remasterisé   Ven 3 Mar - 21:35

Le départ de Rushden ,avec lui peut etre pas de Parfitt au sain du groupe plus tard .
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MessageSujet: Re: 1962 remasterisé   

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1962 remasterisé
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